Dans l’histoire hégémonique de la musique populaire certaines chanteuses ont été considérées comme des éléments exotiques. Pour rentrer dans cette histoire elles ont été aussi systématiquement victimisées. Mais pas seulement. Ce que la morale hégémonique a supprimé, opprimé, déformé et corrompu avec le plus d’ardeur est son pouvoir érotique : une femme forte ne peut – et ne doit- jamais être une femme érotique ni érotisée. Un autre récit est-il possible ? C’est ce que propose cette lecture performée. Une contre-histoire de la musique populaire : chanteuses de mauvaise réputation, antiracisme, féminisme radical et sexe. Surtout du sexe.